Différent comme tout le monde

Posted on 9 juin 2020

Quel est le point commun entre deux êtres humains ? Les cellules qui les composent ! Pour le reste, il n’y a que des différences. Partout ! Certaines sont moins bien acceptées que d’autres. Elles peuvent même conduire à des discriminations qui nuisent à la santé.

On est tous faits de molécules

Le vilain petit canard, ça te dit quelque chose ? L’histoire d’un caneton exclu de la fratrie car il ne ressemble pas au reste de la couvée rappelle qu’il y a toujours des différences, entre les canards, mais aussi entre les gens ! Même si nous appartenons à la même espèce, les humains, nous sommes tous uniques. C’est d’ailleurs pour cela que l’on peut utiliser les empreintes digitales sur les scènes de crime pour retrouver les meurtriers. Personne
n’a le même dessin au bout des doigts ! Les différences peuvent être visibles, lorsqu’il s’agit de poids, de taille, de couleur de peau, de silhouette…

Mais elles peuvent aussi être invisibles lorsque l’on parle d’origine sociale, de sexualité ou de génétique. Il y a des différences que l’on accepte et d’autres qui sont parfois pointées du doigt sans que l’on comprenne vraiment pourquoi. Tout le monde a des idées reçues sur les autres. Dire que les gens à lunettes sont plus intelligents, que les gauchers sont maladroits ou que les garçons sont nuls en danse classique sont des préjugés.

Une question d’ouverture d’esprit

Qui décide de ce qui est normal ou de ce qui ne l’est pas ? Tout le monde ! En France, certains enfants d’origine asiatique se plaignent des moqueries de leurs camarades blancs. Si ceux qui les embêtent étaient parachutés dans une école chinoise, c’est pourtant eux qui seraient regardés avec insistance par les élèves de leur classe.
On est souvent perçu comme quelqu’un d’étrange par celui qui n’est pas comme nous… D’un pays à l’autre il y a des différences, mais d’une maison
à l’autre, ce qui est « étrange » ou ce qui ne l’est pas varie aussi. Ce qui peut te sembler bizarre dépend de ton éducation, des personnes que tu as rencontrées, des expériences que tu as faites…

Tahar Ben Jelloun, un grand auteur marocain, a écrit un livre dans lequel il
explique le racisme à sa fille, Merième. « Un enfant ne naît pas raciste, lui dit-il. Si ses parents ou ses proches n’ont pas mis dans sa tête des idées racistes, il n’y a pas de raison pour qu’il le devienne ». Cela vaut aussi pour les personnes qui n’aiment pas les gros, les roux, les gens malades ou
porteurs de handicap… A toi de faire en sorte que ces idées ne se propagent pas !

A la recherche du tous pareils

Les personnes qui rejettent ceux qui sont différents ne sont pas
toujours animées par la peur. Se moquer peut aussi être une forme de
protection, encore plus à l’adolescence, quand on a envie d’appartenir à un groupe.
Les collégiens ne sont pas toujours sûrs d’eux. C’est pour cela qu’ils veulent souvent se fondre dans la masse en écoutant les mêmes musiques, en portant les mêmes vêtements, ou en se moquant des mêmes personnes. Rejeter un camarade leur donne l’impression d’être moins menacés, comme s’il fallait toujours que quelqu’un soit assis sur le banc des exclus. Pourtant, c’est faux… surtout que les conséquences peuvent être graves !

Le vivre-ensemble, c’est la santé !

Pourquoi parler des différences ? Parce que c’est important mais aussi
parce que la différence conduit parfois aux discriminations. Quand elles se répètent, ces dernières peuvent avoir un impact sur la santé mentale mais
aussi physique ! Quelqu’un qui n’est pas bien dans ses baskets, notamment à cause du regard malveillant des autres, pourra être tenté de prendre des risques pour sa santé. Une blague ou une remarque qui peuvent sembler
anodines peuvent avoir de grandes conséquences !

Tu peux aussi retenir cette jolie phrase d’Antoine de Saint Exupéry, l’auteur du Petit prince. « Si tu diffères de moi, loinde me léser, tu m’enrichis. » Pas mal non ?