chefs cuisiniers en herbe

C’est qui le chef !?

Posted on 10 novembre 2017

Quand tu imagines la culture d’un pays, tu penses certainement à sa musique, son cinéma ou ses danses. La cuisine en fait aussi partie ! Et comme toutes les créations de l’homme, elle évolue avec le temps et les envies.

La valse des goûts

Tu sens le goût grâce à des milliers de petits boutons, les papilles, qui couvrent ta langue. Ils captent la saveur amère, sucrée, salée ou acide des aliments et la transmettent au cerveau. Quand tu manges, tes sens sont en éveil. L’aspect de ton assiette te plaît (ou pas). Les aliments fondent sous ta langue ou tu les entends croustiller sous tes dents. Quand tu mâches, les odeurs remontent dans ton nez. Si tu es enrhumé(e), les aliments n’ont presque plus de goût. Ton cerveau peut aussi associer des souvenirs à certains plats. Des madeleines dorées peuvent t’évoquer les goûters chez ta grand-mère et des sardines grillées tes vacances en bord de mer. Ces aliments te semblent encore meilleurs car ils te rappellent de bons moments.

Nos goûts dépendent en partie de notre culture et de notre éducation. Si tes parents cuisinent épicé, tu apprécies sûrement les plats pimentés. Tu n’aimes peut être pas le chou, les épinards ou certains fromages comme le roquefort. Bonne nouvelle, les goûts changent. Il y a des aliments que l’on aime naturellement et d’autres que l’on peut apprendre à aimer. N’hésite pas à regoûter des plats que tu penses détester. Tu pourrais avoir de bonnes surprises !

Miam ou beurk ?

Les aliments acceptés dans un pays peuvent paraître étranges dans un autre. Les yeux de moutons bouillis sont très appréciés au Moyen Orient. En Thaïlande, les habitants mangent des insectes frits et en Amazonie, ils aiment des chenilles. En France, les grands chefs proposent des escargots ou des cuisses de grenouilles ce qui dégoûte certains touristes.

Tout est une question de culture… Certains choix alimentaires dépendent aussi des religions. Les juifs et les musulmans ne mangent pas de porc. Les hindous, les jaïns et les bouddhistes sont végétariens. Certaines croyances se sont aussi transformées en
traditions. A Noël, les pâtissiers préparent des gâteaux en forme de bûche en hommage au sapin qui reste vert même quand il fait froid alors que les autres plantes ont jauni. En mangeant ce gâteau, nos ancêtres pensaient qu’ils passeraient l’hiver en évitant les
maladies.
Les créateurs de publicités utilisent aussi ce genre d’associations d’idées. Ils dessinent des héros sur les boites de céréales pour laisser penser que celui qui les mangera développera de super pouvoirs.
Même si les consommateurs savent que c’est peu probable, ils sont attirés. Les professionnels du marketing peuvent aller plus loin en diffusant par exemple des odeurs de pain chaud près des boulangeries industrielles. Titillés par l’odeur, les consommateurs ne résisteront pas à l’envie d’en acheter alors que les produits n’ont souvent pas été cuits sur place !

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